Journal d’une Transition Digitale — Épisode 9

Comment mettre en place une Assemblée Générale hybride?

Quand l’AG hybride remet tout le monde dans le jeu

Deux Assemblées Générales par an. Présence obligatoire. Amende en cas d’absence.

Sur le papier, le cadre est clair. Dans la réalité, beaucoup moins.

La Ligue de football que nous accompagnons fait face à une difficulté très concrète : les présidents de club ne sont pas toujours disponibles pour se déplacer physiquement.

Contraintes professionnelles, personnelles… et parfois un facteur imparable : la météo. Routes compliquées, distances importantes, conditions hivernales peu engageantes.

Résultat : une participation sous tension, alors même que les statuts et le règlement intérieur imposent la présence aux deux AG annuelles.

La question n’était donc pas “faut-il maintenir l’obligation ?”, mais bien : comment garantir la participation sans rigidifier le système ?

Le choix de l’AG hybride

La réponse a été pragmatique : ouvrir l’Assemblée Générale en mode hybride.

Concrètement :

 

  • les présidents de club peuvent être présents sur site,
  • ou connectés à distance, en visioconférence,
  • tous disposent des mêmes droits, au même moment.

 

Grâce au système ProVote, chaque président — qu’il soit en salle ou derrière son écran — peut :

 

  • suivre les débats en direct,
  • participer aux votes,
  • voter en temps réel, avec une sécurisation identique pour tous.

 

Plus de distinction entre “ceux qui ont pu venir” et “ceux qui n’ont pas pu”.

Un impact immédiat sur la participation

Les résultats ne se sont pas fait attendre :

 

  • taux de participation en nette hausse,
  • disparition quasi totale des absences “subies”,
  • fin des tensions liées aux amendes pour non-présence.

 

L’outil ne contourne pas la règle statutaire : il la rend applicable dans la vraie vie.

Un effet collatéral… très positif

L’hybride a aussi produit un bénéfice inattendu : il a permis de repenser l’organisation du présentiel.

Moins de participants sur site, c’est :

 

  • moins de contraintes logistiques,
  • moins de besoins en capacité d’accueil.

 

La grande salle, coûteuse à louer, n’était plus indispensable. La Ligue a pu organiser l’Assemblée Générale dans ses propres locaux, avec :

 

  • une logistique allégée,
  • une organisation plus fluide,
  • et surtout une économie directe sur les coûts de location.

 

Ce qu’il faut retenir

Cette transition digitale n’a rien de gadget.

Elle démontre que :

 

  • le numérique peut renforcer la gouvernance,
  • l’hybride peut réconcilier obligation statutaire et réalité terrain,
  • un outil de vote adapté peut améliorer à la fois la participation et les coûts.

 

Dans ce cas précis, la technologie n’a pas changé les règles du jeu. Elle a simplement permis à tous les acteurs d’y jouer :-)